Les sondages vont se resserrer. Les sondages vont se resserrer. Les sondages vont se resserrer. C’est le battement de tambour qui retentit dans l’arrière-plan de la politique britannique depuis un an ou plus. C’est la bande-son lorsque les travaillistes se mettent en position défensive malgré l’avance vertigineuse de l’opposition. C’est la mélodie que les conservateurs sifflent plutôt que de céder au désespoir total quant à ce que les électeurs vont leur faire dans les urnes.
Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu des travaillistes angoissés me dire que l’énorme avantage de Sir Keir Starmer dans les sondages d’opinion était voué à se réduire. Cette paranoïa vient du triste bilan du parti travailliste, qui a perdu les élections précédentes qu’il espérait gagner. Elle est en outre motivée par le désir de maintenir le parti sur ses gardes et discipliné. C’est aussi le produit de la croyance, dont il existe des preuves, selon laquelle l’électorat est beaucoup plus volatile qu’avant. Morgan McSweeney, directeur des campagnes du Labour, dispose d’un outil anti-complaisance qu’il déploie contre ses collègues qui supposent que la victoire est déjà dans le sac. Il leur montre un diaporama des résultats des élections de ces dernières années, parmi lesquelles des élections en Australie, en Amérique, en Allemagne et en Norvège, au cours desquelles des changements spectaculaires ont eu lieu dans le soutien des électeurs au cours de la dernière étape de la course. Il utilise cela pour les avertir que ce que disent les électeurs aujourd’hui ne garantit pas ce qu’ils feront dans l’isoloir.
« Les sondages vont se ...
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